2 juin 2017

Un marché aux légumes et aux idées pour le Vallon à Lausanne (article 24heures)

Les habitants sont invités à venir s’exprimer sur l’avenir du quartier autour de quelques stands.


Par Romaric Haddou
Quelques étals pour y échanger des envies. C’est un peu le concept du nouveau projet porté par les acteurs socioculturels du quartier du Vallon et la Fondation ABS. Le 23 juin, ces derniers proposeront un marché expérimental et participatif, sur la place, de 11h à 14h. Un point de rencontre qui doit permettre d’alimenter les réflexions autour de l’aménagement de cet espace et de la vie du quartier en général. «Ce sera un lieu socioculturel autant qu’un lieu de vente. D’habitude les places accueillent les marchés, cette fois c’est le marché qui permettra de penser la place», envisage Romain Sciacca, travailleur social en formation.
La population sera donc invitée à venir échanger autour de trois stands. Le premier sera tenu par les institutions sociales du quartier et proposera des pâtisseries. Le deuxième, monté par l’association Opre Rrom, proposera de la nourriture traditionnelle alors que le dernier, avec son offre de fruits et légumes, sera géré par des usagers du Passage, lieu d’accueil pour toxico-dépendants. «Ce sera l’occasion d’échanger sur la marginalisation, de proposer de petits jobs aux personnes toxicomanes et de montrer qu’elles n’entendent pas uniquement profiter des prestations sociales du quartier», souligne Sébastien Roaux, de la Fondation ABS.
Cette première édition doit servir de test et sera certainement adaptée à l’avenir. Comme la plupart des initiatives qui animent le quartier, le marché se veut évolutif. D’autres stands pourront être ajoutés et d’autres idées pour occuper l’espace public émergeront peut-être en parallèle. Dans l’idéal, les responsables aimeraient tout de même en faire un rendez-vous régulier qui contribuera à faire vivre le Vallon. «Mais dans un premier temps, il doit surtout permettre de créer du lien et offrir une porte d’entrée supplémentaire aux habitants qui voudraient s’investir», suggère André Martins, du centre d’animation du Vallon.
Source: 24heures.ch