Fréquentation du Passage

 

L’année 2006 est marquée par une légère diminution de la fréquentation du Passage ainsi que du nombre de nouvelles personnes par rapport à 2005. De 25'287 contacts réalisée en 2005, nous sommes descendus à 23'402 contacts en 2006. A la lecture des statistiques mensuelles, nous constatons que cette diminution concerne la période de juillet à septembre. Cette période coïncide avec les importants travaux que nous avons réalisés au Passage afin qu’il corresponde aux normes de la sécurité au travail.

D’une moyenne de plus de 70 usagers par jour, nous sommes passés à moins de 50 usagers durant les travaux.  

Dès la fin des travaux, la fréquentation du centre a légèrement progressé pour atteindre une moyenne de 63 usagers par jour.

Nous avons accueilli 287 nouvelles personnes en 2006. Ce nombre est en légère régression par rapport à 2005 (311 personnes).

 

L’année 2007 est marquée par une stabilisation de la fréquentation du Passage. Nous avons réalisé un total de 23075 contacts dont 20033 contacts hommes et 3042 contacts femmes, ce qui représente une moyenne de 63 contacts quotidiens. (Graphique 1)

Le pourcentage des contacts femmes fréquentant le Passage est en diminution par rapport à 2006. Ce constat est celui qui nous interroge le plus. Nous pensions qu’en améliorant la qualité du lieu et en créant « l’Espace Femmes », nous augmenterions sensiblement la proportion de contacts femmes fréquentant le Passage. Force est de constater que ce n’est pas le cas.

Toutefois, ce constat doit être nuancé. En effet, si nous nous référons au nombre de personnes différentes fréquentant le Passage dans la période comprise entre août 2004 et décembre 2007, nous constatons que 714 personnes différentes le fréquentent dont 562 hommes et 152 femmes. Ces dernières représentent donc le 21% des utilisateur-trice-s du Passage

Profil des nouvelles personnes accueillies

Nous avons accueilli 286 nouvelles personnes en 2007. Ce nombre est stable par rapport à 2006 (287 personnes

 

 

La provenance géographique de ces personnes varie peu d’une année à l’autre. Nous accueillons principalement des personnes provenant de Lausanne (46%), Lausanne région (7%) et du canton de Vaud (15%). Par contre, nous notons une nette augmentation (25%), par rapport à 2005 (18%), du nombre de personnes ne désirant pas fournir d’indication quant à leur provenance lors de l’entretien d’accueil. Cela ne signifie pas pour autant qu’il s’agit de personnes en situation illégale en Suisse. Nous observons plutôt une certaine méfiance des nouveaux usagers à fournir des données personnelles qui pourraient permettre de mieux les identifier. 

En 2007, nous accueillons principalement des personnes provenant de Lausanne (54%), Lausanne région (11%) et du canton de Vaud (13%). Le nombre de personnes ne désirant pas donner d’indication sur leur provenance est relativement faible (8%). Le refus d’indiquer leur provenance ne signifie pas pour autant qu’il s’agit de personnes en situation illégale en Suisse. Nous observons plutôt une certaine méfiance des nouveaux usagers à fournir des données personnelles.

L’âge moyen des nouveaux usagers est de 34 ans
Les prestationsde la Fondation ABS :
Les repas

L’alimentation, par le biais des petits déjeuners, des repas, des collations et des cornets alimentaires, est la prestation la plus sollicitée et la plus appréciée par les usagers. C’est également lors du petit déjeuner et du repas de midi que le Passage est le plus fréquenté.

Nous constatons que les repas de midi sont en nette hausse par rapport à 2005. Pour 7’691 repas servis en 2005, nous en avons distribué 9'054 en 2006. Ces chiffres ne tiennent pas compte des petits déjeuners pour lesquels nous ne tenons pas de décompte. Cependant, nous pouvons évaluer le nombre de petits déjeuners servis quotidiennement à une bonne trentaine, ce qui représente annuellement environ 11'000 petits déjeuners. Ce chiffre est supérieur au repas de midi et s’explique par le fait que le petit déjeuner est gratuit, alors que le repas de midi est payant (Frs 2.--).

Le nombre de repas de midi servis a poursuivi sa progression en 2007 pour atteindre 9'725 repas, mais dans une moindre mesure que celle constaté en 2006 (Graphique 6). Toutefois, il convient d’ajouter à ce nombre les collations offertes le jeudi et qui ne sont pas comptabilisées. Nous estimons qu’environ 50 usagers en bénéficient chaque jeudi, ce qui représentent environ 2'600 collations par année. Ces chiffres ne tiennent pas pas non plus compte des petits déjeuners que nous servons quotidiennement. Ceux-ci, à l’image des collations, ne sont pas comptabilisés. Toutefois, nous pouvons évaluer le nombre de petits déjeuners servis quotidiennement à une bonne trentaine.

Nous servons également des collations l’après-midi et ceci grâce à la boulangerie Mojonnier qui nous donne chaque jour les invendus de la veille.

 

Les cornets alimentaires

Les cornets alimentaires, composés généralement de biscuits, de barre chocolatées, de yahourts, de fruits et de boissons non alcoolisées (eau minérale, limonades) sont également très prisés par les usagers. Nous avons distribué 6'456 cornets pour 6’035 bénéficiaires. Le nombre de cornets distribués est relativement stable par rapport à l’année 2005 (6'831) et ceci malgré une baisse de la fréquentation du centre.

Nous avons distribué 4’972 cornets pour 4’859 bénéficiaires. Le nombre de cornets distribués a fortement diminué par rapport à  2006 (6'456). Cette forte diminution ne signifie pas que la demande a diminué, bien au contraire. Toutefois, ces cornets sont entièrement constitués de produits qui nous sont fournit par la Centrale alimentaire de la région lausannoise (C.A.R.L.). Malheureusement, la C.A .R.L., en fonction de la demande croissante des besoins alimentaires des institutions membres, n’a pas pû nous fournir suffisamment de marchandises pour que nous puissions proposer quotidiennement cette prestations.

Nous constatons sur le graphique que la proportion de femmes demandant des cornets alimentaires (23%) est supérieur à la proportion de femmes fréquentant le Passage (13%).

Le vestiaire

Le vestiaire comporte plusieurs rayonnages afin de bien séparer les divers habits et souliers. A chaque saison le vestiaire est réalimenté en conséquence. Toujours dans un souci de favoriser le maintien de l’hygiène corporelle des usagers, nous four-nissons également des sous-vêtements pour le secteur douche.

De façon à éviter tout abus et d’encourager les usagers à faire leur lessive, nous avons limité le nombre et le type de vêtements remis à chaque usagers en fonction d’un règlement très précis. En conséquence, nous tenons à jour une cartothèque nominative permettant de répertorier le nombre d’habits distribués à chaque usager.

D’autre part, nous encourageons  les usagers à aller acheter des habits de deuxième main dans les magasins de la ville (Terre des Hommes, Pic-Puce, Newlook) à des prix très modestes.

Le vestiaire du Passage est accessible à tous les usagers ayant besoin de vêtements divers et s’inscrit dans une démarche de conseils et d’accompagnement ayant trait à l’hygiène corporelle.

 Son horaire d’ouverture est le suivant : du lundi au vendredi de 9h 30 à 12h15 et de 13h30 à 16h00. Le vestiaire est fermé le week-end sauf en cas de nécessité.

 Pour des raisons de respect de l’intimité des personnes fréquentant le vestiaire, une seule personne est acceptée à la fois. De plus, un paravent à été installé pour les essayages.

 Le nombre de bénéficiaires a légèrement diminué par rapport à 2006. De 221 bénéficiaires en 2006, il est passé à 192 bénéficiaires en 2007. Toutefois et compte-tenu du nombre d’usagers différents fréquentant le Passage (714), c’est à peu près 27% des usagers qui bénéficient de cette prestation.

 

 

Comme pour les cornets alimentaires, la proportion de femmes bénéficiant du vestiaire (31%) est nettement supérieure à la proportion des femmes fréquentant le Passage.

 

Douches et hygiène corporelle

La douche est ouverte de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h00. L’usager qui veut se laver doit s’annoncer à l’un des deux intervenants responsables du réfectoire qui l’inscrit sur la liste, lui fournit un linge, une lavette, et lui ouvre la porte de la douche. Le temps est limité à vingt minutes par personne. L’intervenant est également chargé de vérifier que l’usager rende la douche propre après son passage.

Nous tenons à disposition du savon, shampoing et autres produits d’hygiène

Chaque usager nettoie la douche après usage avec la serpillière et du désinfectant. L’intervenant vérifie le nettoyage et vise la liste.

Sur demande des usagers nous fournissons rasoirs jetables, mousses à raser, sous-vêtements, cotons tiges, tampons, serviettes hygiéniques, brosses à dents, dentifrices. En prêt les usagers peuvent utiliser un foehn, une tondeuse, un coupe-ongle.

 Les usagers disposent également d’un w-c femmes, d’un w-c hommes et d’un w-c pour handicapés. Ce dernier est également le w-c du personnel. Les cabines hommes et femmes sont équipées de lumières bleues afin d’éviter d’éventuelles injections. Les bas de portes ont été raccourcis, sans pour autant diminuer l’intimité, afin de pouvoir observer d’éventuels malaises et intervenir, le cas échéant, le plus rapidement possible. La personne qui gère l’accueil est chargée de la surveillance des toilettes.

Par mesure de sécurité, les portes de la douche et des toilettes restent ouvrables de l’extérieur par les intervenants.

Les prestations sanitaires

Cette équipe de soins du Passage, en accord avec la mission qui lui a été conférée, s’est particulièrement concentrée sur la prophylaxie des modes de consommation propres à nos clients, de manière à prévenir les maladies infectieuses et autres problèmes cutanés. L’évaluation de l’état général de santé, l’orientation vers les structures spécifiques de soin, le soutien psychologique et l’accompagnement dans la prise compliquée de traitements en collaboration avec le médecin prescripteur ont occupé toute notre disponibilité et, parfois, bien d’avantage.

 Les actes de soins ont été principalement des enseignements à l’hygiène d’injection, de l’information sur la dangerosité des produits et sur les modes de transmission des maladies infectieuses, l’évaluation et l’entretien de l’état veineux, des soins de premier recours, une écoute active et un soutien humain, une aide à la prise compliquée de traitements médicamenteux durant des périodes difficiles (par exemple pour des personnes sans domicile fixe, des injections cutanées quotidiennes d’anticoagulant, la prise de neuroleptiques sous forme d’injections intramusculaires, la mise à jour de semainiers).

Les personnes fréquentant le Passage ont pu bénéficier les 365 jours de l’année de nos prestations sanitaires. L’équipe sanitaire, composée de 3 infirmières et d’un infirmier, a procédé à 1798 interventions sanitaires sur l’année répartis sur 1001 contacts.

N’ayant pas publié de statistiques sanitaire dans le rapport d’activité 2005, nous nous permettons cette année de publier les statistiques sanitaires 2005 - 2006.

Les actes de soins ont été principalement des enseignements à l’hygiène d’injection, de l’information sur la dangerosité des produits et sur les modes de transmission des maladies infectieuses (29%), l’évaluation et l’entretien de l’état veineux, des soins de premier recours (71%), une écoute active et un soutien humain, une aide à la prise compliquée de traitements médicamenteux durant des périodes difficiles (par exemple pour des personnes sans domicile fixe, des injections cutanées quotidiennes d’anticoagulant, la prise de neuroleptiques sous forme d’injections intramusculaires, la mise à jour de semainiers).

Pas de graphique actuellement disponible.
Interventions sociales

Comme les années précédentes, nous n’avons pas tenu de statistiques concernant ces interventions. Toutefois, nous estimons que nous procédons quotidiennement à une dizaine d’interventions en moyenne. Ces interventions vont de l’écoute au soutien administratif en passant par l’orientation sociale. Dans le quotidien, les intervenants sont confrontés à toutes sortes de demande telles qu’un soutien à la recherche de logement, d’un soutien à la rédaction de courrier administratif, de la préparation d’un téléphone ou d’un rendez-vous avec un assistant social (RI, tuteurs, SPJ, etc.), de la recherche d’un lieu de cure pour un sevrage, d’un soutien dans la mise en place d’une cure de substitution ou tout simplement d’un moment d’écoute pour faire le point ou pour déverser leurs souffrances, colères et tristesses, mais également pour partager des moments de joie et de bonheur.

Malgré la complexité de tenir des statistiques fiables dans ce domaine, nous introduirons en 2007 des statistiques de ces interventions. En effet, à quel moment s’agit-il d’une simple discussion ou d’un entretien de soutien ? Quelles différences y-a-t’il entre un conseil et un soutien ? Il s’agira pour nous, d’y apporter les réponses et les définitions nécessaires afin d’objectiver au mieux les statistiques que nous mettrons en place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous l’avions annoncé dans notre rapport d’activité 2006, nous avons tenu des statistiques concernant le type d’interventions sociales que nous pratiquons tout au long de l’année et ceci malgré la complexité de tenir des statistiques fiables dans ce domaine.

En effet, à quel moment s’agit-il d’une simple discussion ou d’un entretien de soutien ? Quelles différences y-a-t’il entre un conseil et un soutien ? Dès lors, nous nous sommes appliqués à mieux définir ce que nous entendons par interventions sociales. Nous les avons répertoriées en 6 catégories distinctes :

 

  • ·         Ecoute, discussion : il s’agit là d’un travail d’écoute, sans thématique particulière. Cela permet aux usagers de déverser leur trop plein de colère, de tristesse et de souffrance. Le seul objectif poursuivi par cette écoute est de diminuer et d’apaiser les tensions intérieures vécues dans l’instant. Cette activité représente le 39% des interventions sociales.

  • ·         Téléphone : De manière à faciliter les démarches administratives des usagers (contacts avec les assistants sociaux, tuteurs et curateurs, médecins, recherche de logement, contacts avec les institutions du réseau socio-médical, etc.) et de maintenir les liens avec leur famille, nous offrons aux usagers la possibilité d’utiliser gratuitement le téléphone. Toutefois et pour prévenir tout abus, l’usager doit fournir à l’intervenant le nom et le numéro de téléphone de la personne qu’elle désire atteindre. Ce dernier composera le numéro lui-même et passera le téléphone à l’usager. En cas de besoin, l’intervenant préparera avec l’usager l’entretien téléphonique. Cette activité représente le 28% des interventions sociales.

  • ·         Entretien de soutien : A la différence de la simple écoute, l’entretien de soutien se déroule autour d’une ou plusieurs thématiques précises. Il s’agit d’aider l’usager à formuler ses besoins, à le motiver à se prendre en charge et de lui permettre de réaliser ses projets futurs. Ces entretiens sont, dans la majorité des cas, liés à leur consommation de produits psychotropes et aux besoins qu’ils ressentent de s’en sortir. Cette activité représente le 15% des interventions sociales.

  • ·         Entretien d’information : Comme son nom l’indique, l’entretien d’information à pour objectif de transmettre aux usagers les informations dont ils ont besoin (Médecins, thérapies ambulatoires, institutions à visée d’abstinence, assurances sociales, etc.). Cette activité représente le 10% des interventions sociales.

  • ·         Entretien d’orientation : Ces entretiens consistent à orienter au mieux les usagers en fonction de leur demande, de leur problématique ou besoins. Cette activité représente le 5% des interventions sociales.

  • ·         Soutien administratif : il s’agit ici d’aider les usagers à comprendre des documents administratifs tels que jugements, décisions juridiques, courrier divers, etc. ainsi qu’à les soutenir dans la rédaction de courrier administratif, à remplir leurs déclarations d’impôts, etc. Cette activité représente le 3% des interventions sociales.

Échange de matériel stérile

Si généralement cette prestation est considérée par une large majorité de personnes comme étant l’élément essentiel de la politique de réduction des risques, elle est, à nos yeux, l’un des éléments indispensable et complémentaire de cette politique, au même titre que les autres prestations que nous offrons. En regard des autres prestations que nous offrons aux usagers, l’échange de matériel stérile est plutôt marginal en termes de nombre d’usagers concernés. En effet, nous estimons que les usagers consommant des drogues par injection représentent un peu moins de 50% de la population que nous accueillons.

 La majorité des injecteurs fréquentant le Passage viennent chercher et échanger leur matériel au Distribus, celui-ci étant plus proche de la zone où ils achètent leurs produits. Pour cette raison, le Passage a connu une nette diminution de la remise de matériel stérile au profit du Distribus. De 41'782 seringues remises en 2006, ce nombre a chuté à 21'697 seringues en 2007.

Si nous relevons mensuellement des variations importantes entre le matériel remis et le matériel récupéré, nous arrivons en fin d’année à un taux de retour avoisinant le 100%.

le Passage reste le lieu où la majorité du matériel remis aux usagers est récupéré. Le taux de retour atteint pratiquement le 120% du matériel remis, ce qui signifie que nous récupérons également une partie du matériel remis au Distribus, vendu en pharmacie et éventuellement remis dans d’autres structures vaudoises.

Sans prétendre vouloir définir le type de produits consommés par les usagers de drogues par injection, nous notons systématiquement si les usagers prennent de l’acide ascorbique lors de l’échange. Ceci nous permet de savoir si l’usager va consommer de l’héroïne. En effet, l’acide ascorbique est utilisée principalement pour  permettre une meilleure dissolution de l’héroïne lors de la préparation.

 Toutefois, cela nous indique uniquement une tendance concernant les substances consommées.

 Nous constatons sur le graphique ci-après qu’un peu plus du 50% des contacts en moyenne prennent de l’ascorbine, ce qui nous indiquerait que l’héroïne est encore très présente dans les produits consommés.

Le Distribus

Depuis novembre, le Distribus est donc présent de 17h00 à 21h00 du mardi au samedi inclus à la rue du Tunnel. Il est géré quotidiennement par deux intervenants, l’un social et l’autre sanitaire.

Notre rôle est de répondre aux besoins des usagers par :

       La remise et l’échange de matériel stérile.

La diffusion des messages de prévention en lien avec leur consommation.

L’écoute et l’observation de leur état de santé.

 L’oriention si nécessaire des usagers dans le réseau social et sanitaire.

La tenue de statistiques sur la fréquentation, genre-type de matériel fourni, âge, etc..   

 Après 2 mois d’activité, nous relevons une progression constante de la fréquentation du Distribus. Nous pouvons raisonnablement penser que cette progression se poursuivra au début 2007 pour se stabiliser en cours d’année. Plus de la moitié de ces utilisateurs ne fréquentent pas le Passage.

Comme nous pouvons le constater sur le graphique 19, la fréquentation du Distribus a progressivement augmenté de janvier à mai pour atteindre un petit peu moins de 800 contacts mensuels. Elle s’est ensuite stabilisée à un peu plus de 700 contacts entre juin et octobre. La fin de l’année est marquée par une  diminution du nombre de contacts pour se situer aux alentours de 600 contacts.

Nous remarquons également que la proportion de femmes utilisant le Distribus a légèrement progressé à partir du mois de juin pour se stabiliser par la suite.

Après 2 mois d’activité, nous relevons une progression constante de la fréquentation du Distribus. Nous pouvons raisonnablement penser que cette progression se poursuivra au début 2007 pour se stabiliser en cours d’année. Plus de la moitié de ces utilisateurs ne fréquentent pas le Passage

 

En regard du tableau ci-dessus, nous constatons que le taux moyen de retour (env. 65%) du matériel usagé est relativement faible au Distribus par rapport au Passage. Pour expliquer ce taux relativement faible, nous pouvons émettre différentes hypothèses basées en partie sur les dires des usagers et que nous vérifierons par une récolte systématique de données en 2007 :

Le pourcentage moyen d’usagers prenant de l’acide ascorbique au Distribus est similaire à celui du Passage

Comme nous le voyons sur le graphique ci-dessus, environ 35% des contacts en moyenne fréquentent le Passage, ce qui signifie environ 65% des contacts qui ne fréquentent pas ou qui ne connaissent pas le Passage. Nous estimons que près de la moitié de ces contacts inconnus du Passage sont des personnes actives professionnellement et insérées socialement.

 

Le taux moyen annuel de récupération du matériel usagé est de 82.5% . Si ce taux peut paraître à première vue relativement bas, il est toutefois en nette augmentation par rapport à la phase pilote du Distribus en 2005 où celui-ci n’atteignait que 65% environ. De plus et en regardant de plus prêt le nombre moyen de seringues remises et récupérées par contact, nous constatons que l’écart est faible car il y a en moyenne une seringue de différence. 

Pour terminer, le constat fait au Passage concernant le type de produits consommés se vérifie également au Distribus où plus de la moitié des contacts demandent de l’ascorbine, ce qui signifie qu’ils prévoient de consommer de l’héroïne (Graphique 28). Toutefois, les femmes consommeraient majoritairement d’autres produits par injection (cocaïne et médicaments). Il est bien clair qu’il ne s’agit ici que de tendances et non d’un constat scientifique.

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