Le PIF n’est plus !

 

Après consultation des usagers de drogues effectuée par voie d’affichage au Centre St. Martin et au Passage, le conseil consultatif du PIF, composé d’usagers de drogues et de professionnels de la santé et du social, a décidé, lors de sa rencontre du 24 mai, d’arrêter définitivement les activités du PIF.

En effet et malgré le travail de qualité produit par ce groupe, il s’avère aujourd’hui que la motivation des usagers n’est plus au rendez-vous. La consultation faite par voie d’affichage n’a pas démontré un réel intérêt des usagers à poursuivre et à développer les activités du PIF. Seules 6 personnes ont répondu « oui » (5 à St. Martin et 1 au Passage) à la poursuite des activités du PIF, mais aucune n’ont fait de propositions concrètes quant aux activités à poursuivre.

D’autre part, lors de la séance du conseil consultatif du 24 mai, un seul usager était présent, ce qui était nettement insuffisant pour démontrer une réelle volonté de poursuivre les activités du PIF.

Dès lors, la conclusion était évidente : La motivation des usagers de drogues à s’investir dans un groupe d’échanges et de travail autour des problèmes liés à la consommation de produits psychotropes est insuffisante pour que le PIF puisse poursuivre ses activités. En conséquence, les activités du PIF sont malheureusement définitivement arrêtées.

Cet arrêt définitif ne doit pas être interprété comme un échec. Au contraire, le PIF peut être fier du travail de qualité qu’il a accomplit durant plus de deux ans. Ce travail a été largement reconnu par les intervenants en toxicomanie vaudois et suisses ainsi que par les intervenants internationaux présents à la CLAT de Barcelone en 2005.

Toutefois, force est de constater que la motivation des usagers n’est  plus au rendez-vous aujourd’hui. Or, les activités du groupe PIF n’ont de sens que si les usagers de drogues y participent !

Mais, à toute fin correspond toujours à un nouveau départ et ceci tôt ou tard ! Aussi, nous espérons que de nouvelles envies d’engagement émergent de la part des usagers de drogues. Aussi, les professionnels impliqués dans le PIF restent à votre entière disposition pour relancer d’éventuelles activités et réflexions « réduction des risques » liées à la consommation de produits psychotropes.

 

Alors, mobilisez-vous car les transmissions HIV et Hépatites C liées à la consommation de drogues sont toujours trop nombreuses et les conséquences sociales et sanitaires  sont souvent dramatiques !

 

Sans Vous (usagers et ex-usagers de drogues), le travail réalisé par les professionnels de la santé et du social sera toujours insuffisant et incomplet. Vous avez besoin de nous et nous avons besoins de vous pour relever le défi de la réduction des risques liée à la consommation de produits psychotropes !

 

                                                           Le conseil consultatif du PIF

 

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